Oui pour le rodage. Le garage avait déjà fait un pré rodage et je l'ai continué sur 500km déjà.
Je ne me rends pas beaucoup compte mais ça mord bien, c'est moins 'mou' mais d'un autre côté, je n'ai connu que les anciennes plaquettes qui étaient à 70% usées.
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Entièrement d'accord. C'est le problème des voitures de cet âge. Elles ont général beaucoup de 'mains' et comme vous le dites, beaucoup ne font pas l'entretien. Heureusement je connaissais un peu l'ancien propriétaire et j'avais absolument tout l'historique jusqu'à il y a 6 mois.
Salut, et félicitations pour ton achat, ta voiture est très très belle.
J'ai eu durant 9 ans une Vantage Roadster de 2010 également, qui ne me servait pas de daily, et pour réduire le cout des entretiens je faisais faire presque toutes mes révisions en Belgique chez Aston Anvers ou les tarifs sont beaucoup plus doux qu'en France. Bien sur cela dépend de l'endroit ou tu habites En partant de Région Parisienne celà ne me prenait qu'une journée.
Bonne route.
J'ai fait mes premiers entretiens chez GoFast60 qui est expert Aston à 1h15 de Paris. Un passionné solo ultra maniaque mais qui a mon entière confiance.
Il ne fait que les Aston Martin VH et l'entretien courant des lamborginis.
Je ne l'ai jamais rencontré mais il m'avait bien aidé lorsque les leds de l'un des feux AR de la Vantage étaient tombées en panne et plutôt que d'acheter un autre feu, ce qui est très cher, il m'avait orienté vers une société anglaise (of course) qui faisait ce type de réparation sur des feux en panne, ce qui avait été évidemment beaucoup plus économique. J'avais démonté le feu, le leur avait envoyé et reçu réparé quelques jours plus tard. A l'époque, aucune société française ne faisait ce type de prestation
J'ai eu quelquefois Frédéric de GoFast au tel; Il est très sympa, sérieux et apparemment connait très bien son boulot lorsqu'il upgrade des voitures.
Voici, après plus de 5000km à son bord, mon récit de mon aventure (non terminée) avec ma N420 aka Aston Martin V8 Vantage, façon storytelling. J'ai envie de raconter une histoire.
La clé, enfin
Je crois que ça commence toujours comme ça : par un message trop court, envoyé trop tôt, comme un coup de sonnette dans la nuit.
« Dernière ligne droite. Je suis dans le train pour Clermont. »
Je l’écris à Etienne, mais en réalité je le dis à moi-même : tiens bon.
Je suis assis, un peu raide, avec ce genre de tension qu’on connaît quand on attend quelque chose qui n’a pas le droit d’échouer. Parce que ce n’est pas seulement une voiture. C’est un retour. Une preuve. Une récompense après une longue période sans le genre d’objet qui te répond quand tu le touches.
J’ai déjà appris une chose : on ne possède pas une N420, on la mérite à force de patience.
Et ma patience, ces dernières semaines, a été comme un câble trop tendu.
Les semaines d’avant : la patience et le métal
J’ai passé des journées entières à réclamer une chose absurde : de la visibilité. Un numéro. Une date. Une promesse qui ne change pas de forme.
Je me revois écrire : « C’est très inconfortable de rester dans le flou. Je ne peux rien prévoir. »
Je n’étais pas en colère. J’étais dans ce pire état : l’impuissance logique, celle qui s’installe quand on a déjà payé, déjà rêvé, déjà projeté, mais que la matière, elle, reste bloquée quelque part entre l’Angleterre et une porte d’atelier.
Je me revois aussi, presque honteux, à calculer la durée de vie d’un embrayage comme si ça pouvait décider de mon destin. 50 000, 60 000 kilomètres. Ça ressemble à une statistique, mais pour moi c’était un présage.
Et puis, il y avait Frédéric, au téléphone et en messages, ce type qui parle de valise AMDS comme d’un rite, et qui écrit tranquillement que la V8V est une auto “bien née”. Ça m’a fait du bien, bizarrement : comme si quelqu’un posait une main sur l’épaule de mon anxiété.
Un jour, au milieu de cette attente, j’ai écrit la phrase la plus maladroite et la plus vraie de tout ce feuilleton :
« Victoire sera prononcée que lorsque la clé j’aurai. »
Je me suis relu, j’ai souri. Et j’ai compris : oui, c’est exactement ça. Rien d’autre ne compterait.
Le train : route immobile
Le matin où je pars, j’ai l’impression de remonter à l’envers le temps.
Je n’ai pas encore la voiture, mais je sais déjà ce que je vais dire quand je l’aurai. Je sais même ce que je vais ressentir : ce mélange de gratitude et d’égoïsme, cette joie d’enfant trop tardive, presque indécente.
Je regarde le paysage défiler. Champs, zones industrielles, brume d’octobre.
Tout est banal, et tout est irréel. J’ai l’impression d’aller chercher quelque chose de vivant.
À l’approche, j’écris encore.
« On arrive dans deux minutes. »
Ces messages sont ridicules, je le sais. Mais ils font partie du rituel : ils mettent de l’ordre dans la peur que le monde change d’avis à la dernière seconde.
Le parking : la clé dans une poche inconnue
Etienne m’attend, quelque part “le long du parking”, avec une Clio grise.
La phrase est d’une banalité parfaite : une Clio grise pour remettre une Aston.
J’aime ce contraste. C’est la France : les choses extraordinaires arrivent souvent sans mise en scène.
Je marche vers lui, et j’ai cette sensation étrange : la scène ressemble à un rendez-vous amoureux.
Je me tiens droit, je parle trop vite, je fais attention à ne pas avoir l’air complètement possédé — alors que je le suis.
Puis ça arrive.
La clé touche ma main.
À cet instant précis, quelque chose se referme dans mon esprit, comme une porte qu’on claque doucement. La tension se retire. Le monde redevient continu. La victoire, enfin, peut être prononcée.
Le premier bruit : la tentation
Je m’installe. Le cuir. Le volant. Les gestes qui ne sont pas encore des habitudes.
Je démarre. Et le son s’ouvre, pas comme un bruit, mais comme une présence.
Je le sais très vite : cette voiture te pousse vers un défaut moral.
Je l’écris le jour même, sans poésie : « Le problème est qu’on a très envie d’accélérer… »
Je le pense encore plus fort : on a envie d’accélérer, non pour aller vite, mais pour entendre le monde se plier sous la musique du V8.
Je n’ai pas envie de vitesse. J’ai envie de son. J’ai envie de couple. J’ai envie de ce moment où tout devient clair, comme si l’air était mieux découpé quand le moteur respire.
Bourgogne : falaises et caves
Je roule. Beaucoup.
Et le soir, après des centaines de kilomètres, j’arrive en Bourgogne.
Je me pose chez un ami vigneron. Il y a des falaises, et dans ces falaises des caves creusées comme des secrets.
Je regarde la voiture dans cette lumière de fin de journée, et j’ai l’impression qu’elle n’est pas garée : elle est exposée par la géographie.
Je prends des photos, j’écris à Edoardo, l’ancien propriétaire.
Je lui dis que je suis amoureux. Parce que c’est le mot exact, et qu’il n’y en a pas d’autre.
La nuit tombe, et quelque part entre la pierre froide des caves et la chaleur encore présente dans la mécanique, je découvre un détail grotesque, presque comique : la marche arrière.
Je la passe, je recule, et je lâche tout haut : « Omg c’est bien une troisième. »
C’est idiot, mais ça m’attendrit : même les voitures parfaites ont leur absurdité. Et celle-ci est une absurdité aristocratique.
La beauté d’un problème : la buée
Le lendemain, je vois de la condensation dans les feux arrière.
Ce n’est pas grave. Ce n’est pas dramatique.
Mais ça suffit à déclencher mon vrai moteur interne : l’obsession du “parfait”.
J’en parle à Edoardo. Il me répond calmement : sécher, refaire l’isolant, accéder à la vis cachée derrière la garniture.
Il y a quelque chose de rassurant dans cette mécanique du détail : on ne subit pas, on apprend.
Et je comprends que cette voiture va m’éduquer, comme toutes les vraies histoires d’amour : elle va m’enseigner la patience, mais autrement — pas dans l’attente, dans l’entretien.
Saint-Just-en-Chaussée : le portail vert
Plus tard, je dois confier la voiture à Frédéric.
Je viens le matin, je me perds, je cherche la rue, et finalement je trouve : le grand portail vert, la pancarte, cette entrée presque cachée qui ressemble à un passage secret.
Je suis devant, et je lui écris : « Je suis juste devant le portail vert. Je vous attends… »
Dans ce village, au milieu de rien, j’ai l’impression d’être au centre exact de mon obsession.
Je lui dis : « C’est mon bijou cette voiture. »
Et lui, il répond comme un prêtre répond à un fidèle : “elle est entre de bonnes mains.”
La tempête : l’essai routier
Un autre jour, j’attends son retour d’essai.
Il fait mauvais, il y a “la tempête et le déluge”.
Je n’aime pas ça — j’aurais voulu un soleil propre, un essai sur route sèche, des conditions parfaites. Mais ce n’est jamais comme ça. La route, c’est aussi l’imprévu.
Quand son message arrive enfin, il est simple : route de campagne, nationale, autoroute, rien d’alarmant.
Il écrit même : “Tout est parfait. C’est officiellement terminé.”
Et cette phrase-là, chez moi, déclenche un soulagement physique. Comme si on me retirait une armure.
Ce que je garde
Je garde le bruit.
Je garde les pouces levés sur l’autoroute.
Je garde la sensation d’être “collé à la route”.
Je garde aussi cette vérité : la mécanique a ses fantômes, comme ce bout de dent trouvé sur un aimant, et il faut apprendre à vivre avec l’idée qu’une belle histoire a toujours une ombre quelque part dans les pages.
Mais surtout, je garde ce moment exact où la clé a touché ma main.
Parce que ce jour-là, je n’ai pas seulement récupéré une Aston.
J’ai récupéré une façon de rêver en roulant.
Parfait, une très belle Aston aux mains d'un passionné qui ne l'a pas acheté pour la stocker au fond d'un garage.
Tu en profites , c'est l'essentiel, je t'imagine avec la banane derrière le volant, bonne route avec ton amoureuse
Tu as testé la musique à son bord ou tu te contente du son du V8 ?
Tu as testé la musique à son bord ou tu te contente du son du V8 ?
Et bien tu rigoles mais c'est un vrai dilemme.
Je me suis fait la réflexion aujourd'hui. J'étais en ville... Pas vraiment son domaine de prédilection mais j'allais chez car glass car j'ai pris un caillou sur le pare brise... Bref et dans la rue, si j'accélère, woowww c'est tuuuttttttt. À un moment j'ai mis la musique assez fort et je l'ai coupé car je n'entendais plus le son du v8...
Side note. Impossible, si je mets des gaz... de ne pas chasser de l'arrière en premiere et seconde sur route humide...
Dernière modification par TheBigHunt le 23 déc. 2025, 01:54, modifié 1 fois.
J'ai le même problème sur route humide, en propulsion avec 450cv, il faut être doux avec le pied droit , je me suis fait des chaleurs en sortie de péage. Je n'ai pas des bons pneus "pluie", ce sont des Toyo , les prochains je monte les plus efficaces possible sur le mouillé
Pour le bruit, la mienne est très feutrée, donc je profites de la musique, je la coupe que lorsque je suis en mode attaque pour profiter du son du moteur dans les tours
@TheBigHunt je n'avais pas encore pris le temps de lire ton récit, c'est désormais chose faire.
Merci, ta passion fait tellement plaisir, tu nous vends du rêve.
Mon ex 640 xdrive pardonnait plus...
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Lundi soir, alors que la neige tombait et que les routes étaient recouvertes et glacées, j'ai pris la route par nécessité.
C'était magnifique, je roulais avec prudence et à une vitesse bien plus que raisonnable.
Mais deux facteurs ne jouaient pas en ma faveur : mes pneus, des Michelin Pilot Sport 4s à 70% d'usure et le fait que ma N420 soit une propulsion assez brutale.
Après deux heures de route, à la tombée de la nuit, j'ai abordé un rond point, à très petite allure, de l'ordre de 5kmh. Mais cela n'a pas suffit. À un moment, l'arrière de ma Vantage a commencé à chasser. J'allais tellement lentement que mon avant n'e bougeait quasi plus. L'arrière à continué à glisser, doucement mis sûrement, rien à faire. Il a fini sa course dans un trotoire, la roue arrière droite le tapant en parallèle.
Résultat, ma jante bien abîmée mais pas voilée.
Je reprends la route et remarqué alors un bruit de grondement léger venant de l'arrière, proportionnel à la vitesse. La fréquence du bruit est bcp plus rapide que ce que pourrait faire une roue voilée. Le lendemain matin, je vais dans un centre de CTpour la mettre sur un pont. Rien à voir, rien de tordu
J'appelle mon garagiste et lui ravonterai l'histoire. Il me dit que c'est certainement une piste du roulement à bille dans le hub qui a pris un coup.
Rien n'est confirmé mais rendez vous pris.
Cette mésaventure devrait me coûter 2k€. Sans compter la réfection de la jante.
Dans l'histoire, j'ai direct commandé un train complet de pneus Michelin CrossClimate 3 Sport qui seront montes semaine prochaine.
Je ferai un update.
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