Épisode 2, la suite de l’histoire:
La livraison de la voiture a été rock n roll, tout avait bien commencé avec une liaison TGV Lorraine / Gare de l’Est et un peu de métro / RER pour me rendre chez le vendeur, la belle m’attendait tranquillement au fond du garage d’un pavillon plutôt coquet.
Elle avait passé plus de 30 ans dans ce lieu, au calme et au sec, en roulant peu (probablement trop peu).
Après un rapide café et une fois les quelques formalités administratives expédiées je prends la route fièrement vers ma Lorraine natale.
La traversée de Paris se passe sans encombres, je commence à prendre mes marques au volant et à me familiariser avec le pédalier au positionnement spécifique, probablement bien plus adapté au talon pointe qu’à la circulation en région parisienne.
Une fois arrivé sur l’autoroute je sens des pertes de puissance et de plus en plus de ratés a l’accélération, à peine le temps de prendre la première sortie d’autoroute venue et c’est la tuile, la panne au beau milieu de nulle part.
On m’avait pourtant prévenu que les italiennes étaient capricieuses, j’en ai eu la preuve.
Je passe quelques minutes au bord de la route à essayer de réparer, suivant par téléphone les conseils avisés d’un expert qui connaît très bien ces autos.
Au vu des « symptômes » de la belle italienne, nous pensons à un problème d’allumage (bobine HT et/ou condensateur), un classique sur ces modèles.
Par chance j’arrive à repartir, mais malheureusement au bout que quelques minutes les ratés reviennent et tombe une deuxième fois en panne juste devant un petit garage de village.
Vu l’horaire plutôt incongru (un vendredi après-midi peu avant 17h) et son planning chargé, l’homme de l’art ronchonne quelque peu à prendre mon auto.
J’essaye de négocier et de le prendre par les sentiments (la passion de l’auto ancienne, à bas les électriques toussa), et il finit par accepter de m’aider et de me prêter de l’outillage pour procéder au changement du condensateur et de la bobine HT, ces pièces étant neuves et récemment remplacées nous avions fort heureusement les ancienne pièces dans le coffre avec un lot de pièces usagées).
Suite au remplacement de ces éléments et à la vérification minutieuse du faisceau d’allumage, qui était neuf lui aussi, je reprends la route avec l’alfa qui a démarré au quart de tour et a retrouvé toute sa puissance.
J’étais confiant et fier de mes nouvelles compétences en mécanique et en négociation de crise, prêt à rentrer chez moi fatigué mais triomphant, puis ce fut le drame.

La nuit tombant et mon moral étant sérieusement entamé, je dus me rendre à l’évidence, un dépannage s’imposait.
Je vous passe les joies du rapatriement et les longues heures d’attente, je suis rentré comme j’étais parti, c’est à dire sans la voiture.
Le vendeur était de bonne foi, il avait fait de nombreux frais sur la voiture avant de la mettre en vente et il était bien embêté par la situation.
Je ne lui en ai pas tenu rigueur, ce sont des choses qui arrivent lorsqu’on achète une auto de plus de 40 ans.
Finalement, la voiture est retournée au garage qui avait remplacé toutes les pièces récemment et il s’avère que la panne venait du dysfonctionnement des vis platinées qui avaient cramé, probablement suite à un dysfonctionnement du condensateur.
Ces pièces étaient neuves, mais les refabrications ne sont pas toujours de qualité, c’est une chose que j’ai appris à mes dépends
C’est rageant d’être en panne pour une pièce qui doit coûter 20€ et qui en plus avait été remplacée en préventif, mais c’est le jeu et de toute façon je n’aurais pas pu les remplacer au bord de la route.
Depuis le Spider tourne nickel et je prends beaucoup de plaisir à son volant, et je conserve en souvenir dans la boîte à gants un jeu de vis platinées et un condensateur neufs au cas où.