jfmx3 a écrit :
Sur ce coup Doc, je crois que Jo a raison, le Diazote (ou Azote gazeux) est inerte et stable, voir ce qui est dit dans ses caractéristiques :
Le Diazote
Gaz de gonflage de pneumatiques. Bien que l'air contienne déjà 78 % d'azote (de diazote pour être plus précis), certains professionnels de l'aviation ou de la formule 1, (par exemple), augmentent cette proportion et gonflent les pneumatiques avec de l'azote presque pur. Ce gaz ayant la propriété d'être inerte et stable conserve une pression plus constante même en cas d'échauffement intense du pneumatique. De plus ce gaz fuit plus difficilement. Une polémique existe d'ailleurs quant à l'introduction de cette méthode pour les véhicules particuliers. En effet, ceux-ci sont soumis à des contraintes bien moindres ce qui rend la différence avec l'air moins notable. Par contre le gonflage devient payant et on lui reproche souvent d'avoir un prix non justifié (le gonflage à l'air est souvent gratuit et jugé satisfaisant). Ceux qui l'utilisent devraient avoir, en principe, à rectifier le gonflage plus rarement, mais ils doivent néanmoins contrôler les pressions régulièrement.
Tu cites Wikipedia, JFMX3. Au-delà du fait qu'il faut toujours se méfier des encyclopédies en lignes, il y a quelques points à corriger :
Le Doc a parfaitement raison sur la formule de Gay-Lussac (que j'écris pour ma part PV = NRT, mais c'est un détail), connue de tous les ingénieurs qui font un peu de themodynamique, et cette formule montre qu'à volume constant (et on va supposer ici que le pneu ne se dilate pas sensiblement quand la température monte, du moins que cette dilatation est d'un ordre de grandeur négligeable par rapport au gradient de température, c'est-à-dire la variation de température), bref, qu'à volume constant le pression augmente de façon proportionnelle à l'augmentation de température.
Par ailleurs, l'extrait de Wikipedia a tort, l'Azote n'est pas un gaz inerte. Les gaz qu'on appelait anciennement "inertes" (voire la définition sur Wikipedia si tu veux), qu'on appelle actuellement gaz "nobles", sont les éléments de la série 18 du tableau périodique, à savoir : l'Hélium, le Néon, l'Argon, le Krypton, le Xénon et le Radon. Ils ont pour propriété de ne quasiment pas réagir avec d'autres éléments (et c'est pour ça qu'on les trouve dans les ampoules électriques, car on sait que même à très haute température un filament, de Tungstène par exemple, ne réagira pas avec eux ce qui le ferait se rompre). L'Azote, au contraire, réagit avec pas mal d'éléments, c'est l'une des briques de base du vivant, à base de tous les composés chimiques "azotés" (comme les engrais), justement.
La seule chose, c'est qu'à l'état pur, il se "recombine" moins avec lui-même à très haute température (reste diatomique), alors que d'autre gaz non inertes ont tendance à se recombiner différemment à très haute température, même à l'état pur. Autrement dit, pour ces autres gaz le facteur "NR", qui habituellement est considéré comme constant pour une masse de gaz donnée dans des conditions normales de température et de pression, n'est en réalité pas tout à fait constant quand la température est très élevée (ou plutôt présente des gradients gigantesques, les motoristes aéronautiques savent ça quand il s'agit de simuler ce qui se passe dans un réacteur où la température interne est à +1600°C et où l'air qui rentre dans le compresseur est à -56°C). Toute ceci ne vaut toutefois qu'à très haute température. Peut-être que ça peut jouer pour des pneumatiques de F1 où la température est très élevée, mais pour le commun des mortels le facteur "NR" de la formule est bel et bien constant pour une masse de gaz donnée, et mettre de l'azote pur ou de l'air dans le pneu n'aura pas d'effet sur la variation de pression en fonction de la température.
Voili, voilou.